Implanter des bandes herbeuses et florales en bordure des parcelles

De Agro-PEPS.

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Date de dernière modification: 24/11/2011

Contributeurs initiaux :

Julien Halska
INRA
julien.halska(at)grignon.inra.fr
Dijon (21)
Stéphane Cordeau
ESA Angers

s.cordeau(at)groupe-esa.com

Angers (49)
Etienne Gaujour
Agrosup Dijon

e.gaujour(at)agrosupdijon.fr

Dijon (21)
Régis Wartelle
Chambre régionale d'agriculture de Picardie

r.wartelle(at)picardie.chambagri.fr

Amiens (80)

Lutte contre les courriers indésirables : Pour utiliser ces adresses, remplacer (at) par @

Sommaire

Présentation de la technique

Caractérisation de la technique

Description de la technique :

Il s'agit de semer une bandes herbeuse ou de favoriser le développement d'un couvert spontané autour de la parcelle, sur une largeur de plusieurs mètres. Les modalités de gestion de la bande enherbée sont fonction des objectifs visés : emplacement, composition (les associations de graminées et de légumineuses sont conseillées), largeur, espèces et entretien (fauchage, pâturage). Attention, pour les bandes tampon le long des cours d'eau, la liste des espèces autorisées est définie par arrêté préfectoral. Pour limiter les transferts de polluants (azote, phytosanitaires) (1) les emplacements possibles sont : le long des éléments hydrographiques (rivières, fossés, étangs), autour des bétoires, en fond de vallon ou encore sur une zone de captage ; (2) l'efficacité augmente avec la largeur (5m minimum). Pour la biodiversité, la composition du couvert et les modalités d'entretien déterminent les espèces végétales ou animales favorisées. Les apports d'engrais et de produits phytosanitaires sont interdits. La gestion de la bande enherbée doit l'empêcher de contribuer au salissement de la parcelle adjacente (développement rapide après semis, fauche/broyage adapté, notamment avant montée à graines des adventices éventuelles). Elle est idéalement placée en continuité avec d'autres aménagements topographique afin de favoriser son rôle de corridor écologique.

Bordure herbeuse.JPG

Bordure herbeuse entre un blé et un maïs

Exemple de mise en oeuvre :

Pour la réalisation de bordures le long des champs de betteraves, il a été montré que l’utilisation préférentielle du dactyle et des fétuques renforce la présence des auxiliaires utiles au contrôle des pucerons nuisibles à la betterave, sans constituer pour ces mêmes pucerons un support alimentaire attractif. Des éléments de gestion sont proposés. (exemple tiré de l'article de Phytoma, cf. bibliographie).

Observations générales :

Pour plus d'exemples, voir les données issues du projet CASDAR Entomophage 2009-2011.

Echelle temporelle de mise en oeuvre interculture - sur la culture - rotation

Ces aménagements sont générallement destinés à être permanents, mais peut parfois être annuels, voire concerner l'interculture uniquement. Dans le cas d'une bande enherbée permanente ou pluriannuelle, il est possible d'en modifier la composition spécifique au cours des années.

Echelle spatiale de mise en oeuvreparcelle -exploitation -territoire

La mise en œuvre de ces aménagements dépend de l'objectif visé. Son efficacité augmente généralement avec l'accroissement de l'échelle spatiale, de la parcelle au territoire.

Possibilité d'extrapolation (adaptation locale) à

- Toutes les cultures : Facilement généralisable

Dispositifs non obligatoires sur cultures pérennes.

- Tous les types de sols : Facilement généralisable

Choisir des espèces adaptées au contexte local, ou laisser un couvert spontané se développer.

- Tous les contextes climatiques : Facilement généralisable

Choisir des espèces adaptés au contexte local, ou laisser un couvert spontané se développer.

Réglementation

Texte réglementaire de référence :

Directive "nitrates" ; arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ; arrêtés préfectoraux relatifs aux normes BCAE

Influence de la réglementation   Positive

La directive "nitrates" impose des bandes enherbées de 10 à 15m de large en bordure des éléments hydrographiques et sur minimum 3% de la surface de l'exploitation. Dans l'arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, la largeur des zones non traitées dépend de la présence de bandes enherbées (5m au minimum). La norme "BCAE Protection et gestion de l’eau" impose d’implanter des bandes enherbées de 5 m minimum le long de tous les cours d’eau éligibles. La norme "BCAE maintien des éléments topographiques" impose une surface minimale d'éléments topographiques. La liste des espèces autorisées est définie par arrêté préfectoral.

Objectifs, modes d'action, efficacité, techniques complémentaires et incompatibles

Efficacité : +++ : forte, même si technique utilisée seule - ++ : moyenne si technique utilisée seule, à combiner - +  Faible si technique utilisée seule, à combiner

Indice de confiance : Fort - Moyen - Faible - Nouveauté

Expériences connues : Nombreuses - Quelques unes - Très peu

Objectif Mode d'action détaillé technique(s) complémentaire(s)
technique(s) incompatible(s)
Précisions
Limiter insecticides / molluscicides

Selon les espèces végétales qui composent le couvert, différents auxiliaires sont favorisés : carabes, staphylins, syrphes, lampyres, etc. Le couvert de la bande enherbée leur fournit en effet un habitat et des ressources. Il peut cependant favoriser aussi les limaces (phacélie par exemple). Le dispositif peut avoir une influence sur quelques dizaines de mètres à l'intérieur des parcelles en zones d'openfield. Il y a peu de références d'efficacité mesurée.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Cultiver des associations d'espèces annuelles

Cultiver des espèces diversifiées dans la rotation

 

Efficacité : ++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : moyen

Expériences connues : quelques unes

Limiter herbicides

La maîtrise des espèces végétales qui se développent en bordure des parcelles permet de limiter la contamination par des semences exogènes.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Cultiver des espèces aux périodes de semis variées

Cultiver des espèces pluriannuelles


Efficacité : +

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : fort

Expériences connues : nombreuses

Accroitre la biodiversité végétale domestique

Dans le cas de couverts semés, les bandes enherbées viennent accroître la biodiversité cultivée des parcelles agricoles, ce d'autant plus qu'elles sont composées de nombreuses espèces.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Cultiver des associations d'espèces annuelles

Cultiver des espèces diversifiées dans la rotation

 

Efficacité :++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : fort

Expériences connues : nombreuses

Favoriser la biodiversité végétale sauvage

La biodiversité végétale sauvage est favorisée dans les cas où la bande enherbée est constituée d'espèces spontanées.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Contrôler la présence d'adventices utiles et peu concurrentielles

Pratiquer l'agroforesterie


Efficacité : ++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : fort

Expériences connues : nombreuses

Favoriser auxiliaires

Favoriser pollinisateurs

Favoriser avifaune

Favoriser gibier

Les bandes enherbées fournissent habitat et  ressources à de nombreux organismes en fonction des espèces qui le composent. Selon leur répartition territoriale,elle jouent aussi le rôle de corridor écologique.

Les auxiliaires sont favorisés sur quelques dizaines de mètres dans les parcelles (peu de références d'efficacité mesurée).

Les pollinisateurs, surtout si elle est riche en espèces mellifères (attention aux traitements sur la culture adjacente). Le long des cours d'eau, la liste des espèces autorisées est définie par arrêté préfectoral. Certaines espèces mellifères sont interdites ou autorisées uniquement en mélange (légumineuses).

Les oiseaux y trouvent refuge et nourriture (graines, insectes, vers de terre, etc.).

Le gibier.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Implanter des haies

Raisonner la taille et la forme des parcelles (auxiliaires et avifaune)

Cultiver des espèces diversifiées dans la rotation (pollinisateurs et gibier)


 

Efficacité : ++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : moyen (fort pour les pollinisateurs)

Expériences connues : nombreuses (quelques unes pour les auxiliaires)

Favoriser vie du sol

Le sol de la bande enherbée n'est pas perturbé par le travail du sol (ou peu fréquemment), les matières organiques mortes produites par les espèces qui composent le couvert et celles qui l'habitent nourrissent les vers de terre et autres espèces vivantes du sol. Cette activation de la vie du sol n'a lieu que sur la zone couverts par la bande enherbée et ne bénéficie pas à la culture.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Cultiver des légumineuses / fabacées

Réaliser des apports d'effluents organiques


Efficacité : +

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : faible

Expériences connues :très peu

Limiter transfert phytosanitaires vers eau

Limiter transferts azote vers eau

La bande enherbée intercepte les dérives de pesticides, ralentit et réduit le ruissellement responsable du transfert de pesticides et d'azote vers les éléments hydrographiques (du fait de sa rugosité hydraulique et de sa perméabilité), permet la dégradation d'une partie des pesticides et engrais grâce aux processus biologiques qui y ont lieu. L'humus et les matières organiques superficielles fixent les substances organiques et minérales. Cette mesure est efficace là où les écoulements latéraux sont dominants mais pas là où l'inflitration dans les nappes phréatiques est dominant. L'effet est assuré jusqu'à saturation du sol sous le couvert.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Enherber / végétaliser les bords de cours d'eau

Proscrire la pulvérisation et l'épandage en bordure des éléments hydrographiques


Efficacité : +'++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : fort

Expériences connues :nombreuses

Limiter transfert phosphore vers eau

Au contact d'une zone tampon, le phosphore dissous est en partie fixé par le sol et absorbé par les végétaux. Le transport du phosphore particulaire est limité grâce au ralentissement du ruissellement et à l'augmentation de l'infiltration. Le phosphore fixé peut cependant être relargué. Le phosphore accumulé ne peut être éliminé que par exportation de la biomasse végétale.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Enherber / végétaliser les bords de cours d'eau

Protéger les bétoires


Efficacité : ++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : moyen

Expériences connues : nombreuses

Limiter érosion

Limiter transferts terre vers eau

Erosion : le couvert permanent que constituent les bandes enherbées limite l'entraînement des limons et donc l'érosion sur la surface qu'elles recouvrent.

Transferts de terre : les bandes enherbées bien placées et bien orientées par rapport à la pente limitent le ruissellement et retiennent les limons. Elles limitent donc les risques d'érosion.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Cultiver des espèces pluriannuelles

Implanter des cultures intermédiaires pièges à nitrates (pour l'érosion)

Implanter des haies (Pour les transferts de terre)


Efficacité : '++ (érosion) +++(transferts de terre)'

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : fort

Expériences connues :nombreuses

Maintenir taux matière organique

Les bandes enherbées bien placées et bien orientées par rapport à la pente limitent le ruissellement et retiennent les limons et les matières organiques (l'humus et les matières organiques superficielles fixent les substances organiques et minérales). Cependant, cette matière organique quitte bien la partie cultivée pour enrichir la bandes enherbée.

Implanter des bandes herbeuses et florales dans les parcelles

Restituer et incorporer les résidus de la culture précédente

Réaliser des apports d'effluents organiques


Efficacité : ++

Echelle temporelle d'efficacité : culture / interculture / rotation

Echelle spatiale d'efficacité : parcelle / exploitation / territoire

Indice de confiance : moyen

Expériences connues :nombreuses

Effets de la technique sur la durabilité du système de culture

Critères "environnementaux"

Transfert polluant vers eaux (N, P, phyto ...)  Diminution 

Réduction de l'utilisation de pesticides (par ailleurs interdits sur les bandes enherbées) via la favorisation des auxiliaires dans les parcelles, réduction du transfert de polluants vers les éléments hydrographiques.

Transfert polluant vers air (N, P, phyto ...) : Diminution

Réduction car interdiction de la pulvérisation de produits phytosanitaires sur les bandes enherbées et contribution des auxiliaires à la maîtrise des bioagresseurs dans la parcelle.

Consommation d'énergie fossile : pas de connaissance sur impact

Légère variation de la consommation de carburant due au changement d'itinéraire technique entre culture commerciale et bande enherbée, liée au fait que le couvert soit récolté ou non, et diminution du fait de l'interdiction des apports d'engrais sur les bandes enherbées. L'évaluation globale est complexe.

Dégagement de GES : pas de connaissance sur impact

Pas de connaissance sur l'impact global. Pour le CO2, on a une légère réduction de consommation d'énergie fossile, mais la bande enherbée permet de stocker du carbone. Pas de conaissance pour le N2O.

Biodiversité  : variable

Augmentation de la biodiversité du fait des habitats et des ressources offerts et grâce à l'effet de corridor écologique. Cependant, les couverts floraux paysagers peuvent réduire la biodiversité en remplaçant des espèces indigènes initialement présentes en bords de champ par des espèces exotiques qui n'ont pas de fonction écologique dans nos milieux (pas de consensus à ce sujet).  L'augmentation de la biodiversité ne fait pas au départ partie des objectifs des réglementations sur les bandes enherbées.

Diversité des zones semi-naturelles dans les paysages  : augmentation

Augmentation de la diversité des éléments composant les paysages via l'aménagement de zones semi-naturelles.

Critères "agronomiques"

Effet sur le rendement de la culture :  variable

Effet sur la productivité du système de culture : variable

Perte de la production commerciale sur la surface enherbée (mais production d'un couvert non commercial), mais accroissements potentiels des rendements sur la périphérie de la zone cultivée en comparaison du rendement obtenu sans bande enherbée (sol moins tassé, apports de fertilisant complets jusqu'au bord de la culture).

Fertilité du sol : pas d'effet (neutre)

Augmentation via la réduction de l'érosion, le développement de la microfaune du sol, ces deux éléments participant à l'amélioration de la structure du sol au niveau de la bande enherbée et au mieux sur quelques centimètres autour.

Risque de stress hydrique : pas d'effet (neutre)

L'eau s'infiltre mieux dans la bandes enherbée et y est mieux retenue, mais n'est plus disponible pour la culture.

Biodiversité fonctionnelle variable Augmentation de la biodiversité et en particulier de la biodiversité fonctionnelle (auxiliaires, pollinisateurs). Par contre le rôle est faible en ce qui concerne la microfaune et la microflore du sol, peu mobiles.

Développement des pathogènes et autres bio-agresseurs : Variable

Les bandes fleuries et/ou enherbées peuvent aussi constituer des réserves de bio-agresseurs (par exemple le brôme, le chiendent rampant, les limaces). Un suivi minimum est donc nécessaire, par exemple pour le chardon ou l'ergot sur adventices.

Critères "économiques"

Charges opérationnelles : Augmentation

Augmentation chiffrée pour le carburant et les semences à environ 0,5 euros/mètre linéaire/an pour l'entretien et à environ 7 euros / mètre linéaire pour la mise en place. A l'inverse, des dépenses sont évitées car la surface de la bande enherbée ne porte pas de culture commerciale (pas d'engrais, pas de phytosanitaires, etc.).

Charges de mécanisation :Augmentation

Augmentation chiffrée pour la mécanisation à environ 4 euros/mètre linéaire/an pour l'entretien et à 8 à 13 euros / mètre linéaire pour la mise en place. A l'inverse, des dépenses sont évitées car la surface de la bande enherbée ne porte pas de culture commerciale.

Marges globales sur la culture :Diminution

Marges sur la rotation :Diminution

Diminution du fait des coûts d'implantation et d'entretien et du remplacement éventuel de la culture par une surface non productive (au sens commercial). Le coût des bandes enherbées semées en bordure a été chiffré à 350 à 850 euros/ha de bande enherbée l'année d'installation et 125 à 640 euros/ha de bande enherbée les années suivantes. Ramenés à l'échelle de l'exploitation, ces coûts sont faibles.

Consommation de carburant :Variable

Dépend de la variation du besoin en carburant entre une surface portant une culture commerciale et la même surface portant une bande enherbée (générallement moins de passages donc légère diminution, sauf année d'implantation).

Surfaces productives:Variable

La conversion de surfaces productives n'est pas toujours nécessaire car beaucoup de zones réservoirs peuvent être constituées à partir des surfaces non cultivées
existantes.

Critères "sociaux"

Charge de travail globale:variable

Effet variable selon que la bande enherbée est implantée à la place de surface de production commerciale (diminution) ou de surface non productive (augmentation). Les avis sont partagés. Pour certains l'augmentation du temps de travail est très limitée et surtout liée à l'implantation, pour d'autres cette augmentation est très importante (formation, planification de l'implantation et de la gestion des bandes enherbées, etc.).

Temps observations :variable

Pas d'effet, sauf observation supplémentaires dans la bande enherbée (auxiliaires, adventices), sauf veille poussée dans les bandes enherbées en vue par exemple d'améliorer le mélange initial.

Temps "mécanisation":variable

Variable en fonction du rapport entre le temps de mécanisation de la bande enherbée et celui de la culture remplacée. En général réduction hors année d'implantation.

Qualité de l'image du milieu agricole:Augmentation

Amélioration de l'image du milieu agricole du fait des mesures environnementales prises et de l'évolution des paysages, moyennant l'information du public sur l'implication des agriculteurs dans la mise en place de ces dispositifs.

Quelques références utiles...

Titre
Année

Nom(s) auteur(s)

et organisme(s)

editeur ou nom revue
Précisions

Pour prévenir la pollution des eaux, j'implante une bande enherbée

2006

Chambre d'Agriculture de Seine Maritime

Chambre d'Agriculture de Seine Maritime et Agence de l'eau Seine Normandie

Brochure technique. Concerne la réduction des transferts de polluants

Bandes enherbées

2011
Ibis
Ibis

Brochure technique. Indications de coût de mise en place et d'entretien des bandes enherbées.

Auxiliaires : aménagement de zones réservoirs

2011

Association Française de Protection des Plantes, coordination : Jean-Louis Bernard

Association Française de Protection des Plantes. Groupe de travail du guide AFPP, document provisoire au 12 février 2011

Brochure technique.

Auxiliaires : aménagement de l'abord des zones cultivées

2011

Association Française de Protection des Plantes, coordination : Jean-Louis Bernard

Association Française de Protection des Plantes. Groupe de travail du guide AFPP, document provisoire au 12 février 2011

Brochure technique.

Flore des bordures, pucerons et auxiliaires en culture betteravière

2003

Bernard J.L. (Syngenta agro S.A.S.) ; Ythier E. (Syngenta agro S.A.S.)

Phyoma n°556, janvier 2003

Article de presse.  Ce document a fourni l'exemple de la partie "présentation de la technique".

Effet des tournières enherbées sur les populations de syrphes en grandes cultures

2005

Francis F. ; G. Fadeur ; E. Haubruge, Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Unité d’Entomologie fonctionnelle et évolutive

Notes fauniques de Gembloux 2005 56, 7-10

Article de revue scientifique

Farmers' fears and agro-economic evaluation of sown grass strips in France

2011

Cordeau S. (INRA) ; Reboud X. (INRA) ; Chauvel B. (INRA)

Agronomy for sustainable development, volume 31, issue 3, pages 463-473, juillet 2011

Article de revue scientifique. Donne les éléments de coût donnés dans la partie effets de la fiche.

Bandes enherbées. Biodiversité mais sans danger

2011

Cordeau S. (INRA) ; Biju-Duval L. (INRA) ; Chauvel B. (INRA)

Phytoma, n°643, avril 2011

Article de presse. Montre que le risque d'introduction d'adventices dans les parcelles via les bandes enherbées est limité.

Bandes enherbées : ça coûte, mais c’est bon pour l’image et la nature.

2009

Caillaud L. (Agrodistribution)

AgroDistribution n°198, octobre 2009

Article de presse

Qu’est-ce que les bandes enherbées ? Conséquences environnementales et biologiques

2008

Cordeau S. et Chauvel B.
(INRA)

Bourgogne Nature, revue de la Société des Sciences Naturelles de Bourgogne. 7, 97-108

Article de presse

Conséquences de la mise en place de bandes enherbées sur la flore adventice

2010

Cordeau S. (INRA, Université de Bourgogne)

INRA, Université de Bourgogne

Thèse. On y retrouve les articles de l'auteur proposés dans cette bibliographie.

Organismes vivants favorisés ou défavorisés par la technique

Bioagresseurs favorisés

Organisme
Intensité influence
Précisions









Bioagresseurs défavorisés

Cette liste n'est pas exhaustive.

Organisme Intensité influence Précisions

Acariens, Cécidomyie des fleurs de blé, Cécidomyie du pois, Charançon de la tige, Charançon du bourgeon terminal, Cicadelle de la betterave, Cicadelle du blé, Cicadelle du maïs, Hannetons, Limaces, Méligèthes, Noctuelle de la tomate, Noctuelle terricole, Vers gris, Puceron de la pomme de terre, Puceron noir de la féverole, Puceron vert du pois, Puceron vert et rose de la pomme de terre, Pucerons d'automne, Pucerons des crucifères, Pucerons vecteurs jaunisse grave, Pucerons vecteurs jaunisse modérée, Pyrale, Scutigérelles, Taupins, Thrips du lin, Thrips du pois, Tordeuse du pois

Non renseignée

Ces bio-agresseurs sont les cibles des auxiliaires favorisés par la technique. Ils sont donc défavorisés indirectement.







Auxiliaires favorisés

Cette liste n'est pas exhaustive.

Organisme Intensité influence Précisions

Coccinelles, Araignées

Moyenne

Certaines espèces.

Carabes, Staphylins, Hyménoptères, Mouches parasitoïdes

Moyenne

Syrphes, Chrysopes

Moyenne

Si des plantes mellifères sont présentes dans la bande enherbée.

Punaises dont mirides

Moyenne

Les punaises prédatrices ont besoin d'une environnement proche de l'état naturel (surfaces de compensation écologique, riche flore accompagnatrice).

Oiseaux insectivores et/ou granivores

Moyenne

Les arbres, haies , bosquets et trous dans la végétation sont importants.

Champignons parasites

Moyenne

Zones non traitées aux fongicides.

Auxiliaires défavorisés

Organisme Intensité influence Précisions









Cultures concernées

Toutes les cultures assolées : Ail, Avoine diploïde, Avoine hiver, Avoine printemps, Betterave, Blé dur, Blé tendre hiver, Blé tendre printemps, Cameline, Carotte, Chanvre, Chou fourrager, Chou-fleur d'autome et d'hiver, Chou-fleur d'été, Colza hiver, Colza printemps, Engrain, Petit épeautre, Epeautre, Fenugrec, Féverole hiver, Féverole printemps, Gesse, Haricot, Haricot vert, Laitue, Lentille, Lin fibre hiver, Lin fibre printemps, Lin graine hiver, Lin graine printemps, Lupin blanc doux hiver, Lupin blanc printemps, Lupin bleu printemps, Luzerne, Maïs doux, Maïs ensilage, Maïs grain, Mélilot blanc ou jaune, Melon, Millet, Miscanthus, Moha, Moutarde hiver, Moutarde printemps, Navet d'automne, Navet d'été, Navette, Niger, Oignon, Orge hiver, Orge printemps, Pavot (oeillette), Petit pois, Phacélie, Poireau, Pois chiche, Pois hiver, Pois printemps, Pomme de terre, Prairie, Radis, Ray-grass anglais, Ray-grass d'Italie, Riz, Sainfoin, Sarrasin, Seigle hiver, Soja, Sorgho ensilage, Sorgho grain, Tabac, Tomate industrielle, Tournesol, Trèfle blanc, Trèfle d'Alexandrie, Trèfle de Michelli, Trèfle de Perse, Trèfle incarnat, Trèfle violet, Triticale hiver, Triticale printemps, Vesce commune

Mots-clés

Méthode de contrôle des bioagresseurs : Aménagements paysagers

Mode d'action  : Action sur le stock initial

Type de stratégie vis-à-vis de l'utilisation de pesticides  : Reconception

Type de technique : Organisation paysagère




Outils personnels